Avril 20 : avançons ouvertement masqués !

Foin de polémiques, concentrons-nous sur la réalité : les masques de protection, qu’ils soient les si utiles chirurgicaux ou les rassurants FFP2 sont des reliques du passé. Leur conception date des âges anciens, ils sont les descendants directs des nez d’oiseaux du moyen âge. Hormis l’adaptation de matériaux nouveaux, ce qui les a rendus plus efficaces d’un point de vue médical, essentiel, ils n’ont connu aucune véritable évolution depuis des siècles.

Cela ne pouvait nous laisser indifférents. Nous proposons donc un nouveau projet cadre : MdB ou Masque de Biomesure, une évolution du bout de tissu à l'objet personnel de protection et de mesures.

Des vestiges de l'âge du jetable

Dans leur chaine de production, ils sont les versions hospitalières des pailles en plastique, des gobelets à usage unique, des assiettes de fast-food. Des objets dont plus personne ne veut, mauvais pour la Planète, durs à recycler mais surtout, lorsqu’il s’agit de matériels fait pour recueillir de la toxicité avéré, particulièrement inquiétants dans les temps qui courent et les dangers qui rampent.

Heureusement, les masques sanitaires sont gérés par des personnes compétentes, de leur production à leur éradication en passant par leur transport, leur distribution et leurs utilisations. Donc, il n’y a pas de problème à ce niveau, nous pouvons dans ce cas précis faire une entière confiance au système qui les commandes, les produits, les achemine les stocke et les distribue.

En temps normal, mais nous ne sommes pas dans une période normale et chaque maillon de la chaine a montré non des faiblesses mais des ruptures : imprévoyance (généralisée) accaparation des moyens par le pays producteur (réflexe assez logique) bris des voies de communication (rythmique des transports) concurrence entre acheteurs (effet panique) et enfin interception par des malfrats.

La constatation est terrible : la pénurie ou tout au moins l’extrême tension des approvisionnements met à mal la détermination des plus hardis des soignants, dont le courage n’est pas questionnable, mais dont l’abnégation ne devrait jamais être ainsi testée.

Considérons un instant que la crise étant passée, chaque citoyen inquiet se protège des éclaboussures verbales et postillons enthousiastes, sous-produits émanent de la joie collective à retrouver une vie normale. Il restera quelques grands inquiets pour se préoccuper de la prochaine guerre, pandémie ou déversements inopinés et vastes de produits potentiellement toxiques, de pollutions insidieuses et d’odeurs méphitiques, pour les phénomènes connus, qui ne sauraient nous faire oublier que le danger est comme nos démons, on a beau les tutoyer, ils nous surprennent en changeant de forme.

Après la pandémie du Covid 19, le monde ne va pas simplement reprendre son souffle, il va sans doute s’inquiéter de ce qu’il respire et voudra donc en avoir les poumons et les idées nettes.

La théorie de la science par tous et pour tous est un fondement de la Biomesure. Notre postulat est que dans une époque de technologie galopante, d’équipement croissant en particulier électronique et numérique, il est logique que la plupart des formes classiques de nos objets, se voient, de générations en générations, dotés de fonctions de plus en plus complètes, sophistiquées, parfois peu utiles sur le moment, tout en concentrant d'applications si variées qu'elles feraient envie au célèbre couteau de l’armée Helvète.

La Biomesure s’inscrit ainsi en faux à la célèbre assertion passéiste et passive « si quelque chose fonctionne, pourquoi le changer ? » Cet adage si prisé du conservatisme paresseux, un pléonasme, et un poison pour l’imagination et le progrès, une façon d’étouffer les initiatives, le refus grassouillet, de la part de ceux qui possèdent sans grand effort, de se bouger les méninges.

Le masque deviendra le symbole d’une civilisation qui aspire à plus de transparence et ceci n’est que le moindre des paradoxes.

Un paquet de masque est aussi abouti qu’un bloc de papier.

Les blocs notes sont de plus en plus remplacés par des tablettes graphiques, des PDA, des smartphones, et pas grand monde ne s’en plaint, car si l’on veut une trace physique, il reste toujours possible d’imprimer. Alors, comment transformer nos masques de protection pour les faire entrer dans l’ère numérique ? et surtout pourquoi s’adonner à un tel exercice ? 

Ce n’est pas entièrement histoire de s’occuper pendant la période d’isolement et d’immobilisation, c’est avant tout pour remettre certaines caractéristiques en perspectives et si possible préparer l’avenir.

Nous sommes sûr d'une chose, l'afflux de solutions émulant ce qui existait ouvrira le temps de la constatation : refaire à l'infini ce qui n'a pas si bien marché, n'aura répondu que provisoirement au besoin sans réel progrès. Il est indispensable non seulement de briser les dépendances mais aussi de transformer l'outil : d'un écran de protection, le masque doit impérativement devenir un objet moderne, connecté, réutilisable et utile non seulement dans le cas dramatique qui nous préoccupe aujourd'hui, mais bien pour les très nombreux risques auxquels nous serons confrontés, environnementaux en particulier mais aussi peu prévisibles, irruptions, incendies majeurs, émanations ...  

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