Avril : Gaiaticides.

L’un de nos petits travers est la création de nouveaux mots destinés à exprimer, de façon que nous espérons brève et amusante, les principales tendances qui intéressent la Biomesure. Certains seront repris, d’autres non, ils auront le mérite de poser les choses au moment nécessaire.

Jusqu’à présent, ils proposaient leur positivité comme point commun, mais aujourd’hui, nous vous présentons quelque chose de différent pour illustrer par la sémantique, une tendance qui nous laisse dans un état d’inquiétude pesant : il nous faut donner un nom à ceux qui veulent assassiner notre Planète …. Qui par ailleurs est aussi la leur, jusqu’à preuve du contraire.

Il s’agit presque exclusivement de mâles humains, généralement vieux, riches, dont l’opulence provient de l’exploitation de ressources, de la construction désordonnée ou de la spéculation incontrôlée.

Vous pouvez chercher les noms, ce sera d’autant plus facile qu’ils exercent leurs responsabilité en affichant leur appartenance à ce que nous pourrions décrire comme les sept familles principales des saccageurs :

  • Les indifférents peu enclins à voir les conséquences environnementales de leurs actes,
  • Les indécis, qui trouvent qu’il est trop tôt pour prendre parti,
  • Les incrédules qui refusent de prendre en compte toute mesure et analyse,
  • Les in-capacitaires, qui savent quelque chose de grave arrive mais se considèrent frileusement comme déjà dépassés.

Ces quatre premières catégories ne sont pas les pires, car les trois suivantes sont formées de ceux qui pour des raisons idéologiques, voire transcendantales voient dans le déclin climatique une opportunité pour une régénération post diluvienne.

  • Les climato-sceptiques, autruches à têtes de bois, sont dans le refus de toute observation dérangeante, tout va bien pour eux et les alarmistes ne sont que des Cassandres motivées par la paresse.
  • Les climato-hostiles, se rencontrent dans toutes les couches de la population et partagent la volonté de garder précieusement leurs privilèges d’enfant gâtés et ignorant à jeter leurs détritus, faire fumer leurs moteurs en pleine ville, surconsommer de l’énergie, non parce qu’ils en ont besoin ou qu’ils en ignorent les effets toxiques mais bien pour affirmer leur droit fondamental au pillage et à la destruction.
  • Les climato-cides, sont formés par cette branche tordue du Malthusianisme qui s’est persuadé que comme l’espèce humaine ne pourra survivre dans l’état actuel des choses, autant précipiter le mouvement apocalyptique en supprimant les budgets de recherche, en considérant la science comme une croyance, en confortant la suprématie de la malbouffe, les actes concrets ne manquent pas.
 

édition biomesures