Pourquoi il faut changer

Un contexte brutal

Depuis le début 2020 nous affrontons une pandémie mondiale, meurtrière humainement et incapacitante économiquement. Un virus, le SRAS-2, provoque la Covid-19 par diffusion aérienne. Respirer en présence d’autrui est devenu dangereux. En l’absence de traitement préventif, nous avons adopté des gestes et des pratiques dites « barrières » d’abords simples puis complètes.
La vaccination en cours est une solution pour doter les populations d’une protection efficace bien que potentiellement provisoire. Le virus évolue, ses variants nous confrontent à des risques chroniques encore inconnus. Pour se préparer à toute éventualité, l’approche la plus pragmatique serait de disposer d’un outil de protection de notre respiration, pour nous et ceux qui nous entourent.
Malheureusement, les masques barrières chirurgicaux d'alors ont démontré leur piètre efficacité ainsi que les limites de leur chaine d’approvisionnement et de logistique qui les transforme, d’un plastique banal, en une accumulation d’objets à usage unique non biodégradable.

Analyse : le PE nous étouffe.

La molécule artificielle la plus célèbre.
Le PE, polyéthylène, (C2H4)n est composé de deux atomes carbones et quatre hydrogènes, multiplié « à l’infini ». Nous en produisons des millions de tonnes dont on retrouve des particules dans les poissons, les estomacs des bovins, le sang des humains, entre autres.
A la base, un coupon de plastique poreux.
Pour fabriquer des masques barrières, dit chirurgicaux (les bleus) ou FFP (les blancs), on superpose et assemble plusieurs couches de matériaux non tissé extrudé à partir de PE chaud. Le nombre de couches et leur montage assure une qualité de filtration plus ou moins élevé.

Pas chers, pratiques, avec une histoire.
Les masques en PE furent conçus en 1960, l’époque du plastique miracle, pour les personnels soignants, afin de remplacer leurs exigeants masques en coton. La production s’est généralisée dans les pays « du souffle » où chacun protège traditionnellement les autres de son haleine.
L’usage universel est contre-indiqué.
Mais, passer de quelques millions à plusieurs milliards d’utilisateurs, n’était pas prévu, que cela soit en production, acheminement, distribution, ou coûts. Et encore moins en recyclage.

La pandémie se double ainsi d’une nouvelle catastrophe écologique.

L’impact : un marché en explosion

Biomesure PRODS est dans une premier temps sur le marché de la protection individuelle : masques, gants, tuniques, charlottes, etc. Dont le matériau de base est le PE : seyant, pratique, doux et nocif.
On estime l’augmentation en valeur globale à 25 % par an entre 2020 et 2027, pour atteindre près de 70 milliards d’€uros. 
Les masques barrières en constitueront une forte part.
En augmentation explosive en 2020, la part des masques chirurgicaux, du fait de leurs graves défauts, va pourtant rapidement baisser. 
Celles des protections de qualité, FFP2 et FFP +, notre cœur de cible, connaîtra une progression excédant les 45 % par an. 
Le marché des masques, tiré par la nécessité d’améliorer la qualité des protections, se valorisera à 31 milliards d’Euros en 2027.

Merci à ®Grandview Research Inc, 2020, qui nous communique aimablement leurs observations post Covid-19. Sources : OMS, ONU, Banque Mondiale, CDC.

Ne nous voilons plus la face

Les masques posent des problèmes.
Rarement bien ajustés sur le nez, ils se collent au visage, bougent quand on respire, glissent quand on parle, baillent en haut et sur les côtés, tirent sur les oreilles, irritent la peau… La variante FFP2 s’impose pour ses qualités de filtration, mais présente les mêmes défauts pratiques. 
Mal perçus, mal reçus.
Considérés comme inutiles, puis brusquement indispensables, achetés à prix d’or, objets de spéculations, chers et ensuite presque gratuits, ils sont devenus les symboles de l’impréparation et de l’assujettissement. Il a fallu s’armer de patience pour les avoir, avant de s’armer tout court pour les garder.
Non innovants et peu exploités.
Inchangés depuis 60 ans, issus d’une époque qui ne pensait que consommation de masse, ils n’apportent rien à la science, bien qu’en première ligne des nuisances. 
Consommables, liés à aucune personnalisation ils n’apportent pas enseignement sanitaire.
Rarement appréciés, voire honnis.
Ils ne sont que des produits, banalisés, neutres, sans opinion ni signification, juste prévus pour un travail ingrat. Devenus les symboles rejetés de toutes les contraintes, ils doivent nous faire réfléchir à leur transformation positive.