Masque de Biomesure

Au début, du mois d'avril 2020, la constatation des ravages de la Pandémie due à la Covid-19, cette sinistre maladie provoquée par le coronavirus SARS-Cov2 nous a alerté sur un point particulier : les masques de protection, pour leurs catégories les plus connues, celles que l'on trouve dans les hôpitaux, sont les descendants directs et inchangés de produits introduits sur le marché au début de l'ère du tout plastique, 1960.
Ils n’ont pas connu d'évolution majeur depuis.

A une époque où l'on parle tant de l'e-Santé, sans doute la branche la plus active et la mieux financée des Biomesures, nous nous trouvons devant une première ligne de défense que l'on pourrait qualifiée "de papier", ne disposant de rien de moderne.
A une époque où le durable et le respect de l'environnement devraient être les chevaux de trait de toute action, nous allons produire, utiliser un bref instant et jeter des milliards de rectangles de plastique pollué. 
Obsolètes et polluants, cela fait déjà beaucoup, malheureusement, c n'est pas tout, les masques se sont montrés être des victimes de transferts de production, rejetés dans les tréfonds des usines lointaines à bas coûts. Que l'organisation des productions prenne en compte les besoins et les compétences de chacun, que la répartition se fasse en fonction des valeurs ajoutées est inhérent à la logique de mondialisation des échanges, c'est à dire des légitimes transactions.

Mais la machine s'est grippée (sic) en démontrant ce que sait toute utilisatrice matinale des transports en commun, tel que le Métropolitain : quand tout le monde fait la même chose au même moment, même les infrastructures les mieux calculée au début du siècle dernier, s'engorgent et ne répondent plus que par des retards et de l'inconfort. Le même phénomène arrive sur les marchés des produits jetable de grande consommation. Sauf que là, ce ne sont pas des minutes de retard, mais des millions de vies qui sont en cause.

La question du masque s’est posée d’une façon nouvelle : à défaut d’en disposer, en avait-on réellement besoin ? Oui pour les soignants et les patients, mais dans des conditions très pénibles.
Non, pour le vulgum pecus qui va ainsi se trouver cloitré le temps nécessaire pour que le virus se fatigue, ce qui n’arrivera pas, ou que l’on dispose enfin de quoi équiper tout le monde, soit deux mois, au minimum.
Pour illustrer par une analogie, si sur un paquebot, le scorbut éclate et que l’on manque de citrons, le commandement expliquera que l’équipage doit impérativement disposer de cette rare source de vitamines, mais que pour les passagers il faut atteindre la prochaine escale.
Ce qui est le plus choquant n’est peut-être pas les séries de pénuries et de ruptures d’approvisionnements, mais plutôt qu’elles soient dues à une raison toute bête : nous ne produisons plus de masques barrières en Europe, parce que fondamentalement ils ne sont pas assez chers !

Nous avons une idée très simple pour améliorer largement l’attractivité de la production de masques au plus près des utilisateurs : nous allons diviser leur prix par dix !

Ceal vous intéresse, alors faites vous connaître en remplissant le formulaire "pour les masques à filtres"