Masques grotesques

 Nous ne qualifions pas ainsi les masques actuels, ce serait absurde.

Cette désignation fut en vogue, pour les observateurs des pratiques de leur époque, le Moyen-Age, en voyant certains se doter de longs couvre-chefs et couvre-faces en forme de têtes et de becs d’oiseaux. Ils se protégeaient des miasmes, des humeurs et des vapeurs, délétères voire méphitiques, réputées accompagner la putréfaction des malades victimes des pandémies de leur temps.

Les oiseaux ne mouraient pas des maladies qui fauchaient les humains, ils en profitaient même grassement, contrairement aux rats. Les rongeurs, plus proches physiquement et physiologiquement des humains, socialement aussi, étaient décimés par les mêmes puces, virus et bactéries. Les savants en conclurent que la forme des becs aviaires protégerait les courageux médecins et croque-morts de moult risques.

Bien des d’adeptes de cette approche zoomorphique connurent la déception, dans leur vie et dans leur santé. La forme ne couvrait pas le fond des problèmes. Il faudra attendre de longs siècles, les progrès de l’optique en particulier, pour que les doctes se penchent sur le tout petit, puis l’encore plus petit, monde inaccessible mais observable, d’où provient un nombre incalculable, car sans cesse augmenté, de nos problèmes vitaux.

L’idée que des organismes, invisibles à l’œil nu, puissent terrasser autant les preux que les lépreux était dérangeante, pour la société Occidentale en particulier. La notion de fléau divin paraissait, encore ou déjà, bien plus logique.
Pour survivre, il convenait d’espérer, d’attendre un miracle, ou de le prédire. Croyances, certes respectables en l’absence de connaissances, remplacées progressivement par la prise de conscience que la science pouvait s’utiliser dans la vie courante.

En quelques siècles de montée en puissance, les savants, devenus des scientifiques, établirent que le souffle était d’une importance si vitale, qu’en certaines circonstances, il convenait d’en protéger les organes, tant en entrées d’air qu’en sorties d’haleines, au moyen d’étoffes finement tissées.

Le concept

L’idée générale est la suivante : comme nous peinons à nous procurer des objets jetables, autant produire nous-mêmes une version durable, pérenne, réutilisable et offrant des fonctions complémentaires.

Ce qui nous amène à poser quelques réflexions liminaires :

  • Dans la production des masques, la matière première filtrante s’est avérée précieuse.
  • Son coût extrêmement bas a créé une illusion d’abondance, brutalement dissipée par la forte augmentation de la demande.
  • Ce sont souvent les moyens de production, saturés, qui bloquèrent la réalisation de masques en quantité.
  • Il apparaît pertinent de chercher une méthode qui économise de la matière, en l’utilisant par parties utiles, sans continuer à en jeter les neuf dixièmes.
  • La production de masques est un travail de très grande série, réputé générer une faible valeur ajoutée, sauf en périodes de pénuries.
  • Une analyse de la valeur, différente, éclairée par les problèmes récents, doit nous permettre de rendre la production de masques à nouveau rentable, au plus près des lieux d’utilisation.
  • Le masque étant déjà un objet de protection intime, voire vitale, une piste à suivre sera d’en faire un outil personnel responsabilisant, dont l’utilisatrice, ou l’utilisateur, sera consciente de l’importance.
  • Le monde actuel et celui qui s’augure seront traversés de crises sanitaires et environnementales pendant quelques décennies au moins.
  • La possession d’un ou plusieurs masques personnels permettrait à leurs détenteurs d’apprendre des gestes utiles, complémentaires à ceux de leur protection privée.
  • Le masque de protection doit passer, technologiquement, de la paire de tongs en corde tressée (fort agréables pour autant) au concept du véhicule électrique intelligent. Les deux vous transportent, mais dans des conditions différentes.

Distortion matière/usage

L’AFNOR® diffuse les patrons de masque barrière à plis, suivant l’illustration précédente : le masque résultant couvre la bouche et le nez ainsi qu’une large partie du visage, depuis la jugulaire jusqu’en dessous des yeux en horizontal et d’un maxillaire à l’autre en vertical.

Tout est fait comme si nous respirions via l’ensemble de notre épiderme. Ce qui est vrai chez les batraciens en immersion et certains lombrics, mais reste exagéré pour les mammifères, pour lesquels ce phénomène d’échanges ne concourt à couvrir qu’un pour cent des besoins.

En nous concentrant sur les 99% restant, nous constatons que la partie utilisée pour le filtrage de la respiration est bien plus petite que le visage : l’air passe par de petits orifices naseaux et buccaux, les narines et la bouche, ou seulement les narines, lors des inspirations. Ces organes sont dotés de dispositifs filtrants, pileux, dont la bouche n’est pas pourvue, ce qui est sans doute une chance offerte par l’évolution !

Une paire de filtres actifs, insérée dans les narines, un peu comme les écouteurs modernes, devra donc suffire, dans un avenir proche à nous permettre de respirer de l’air purifié par nettoyage électronique.

En attendant cette vision idyllique de voyageurs disposant d’une batterie de capteurs et d’actionneurs de tous poils, nous nous poserons la question primordiale : pourquoi les masques actuels ne se concentrent-ils pas sur l’essentiel ?

Un masque protège une large partie du visage, tout en offrant un filtrage des dangers contre lesquels il est conçu. On observera que la partie jouxtant le nez et la bouche se comprime et se détend en fonction de la respiration de la personne qui le porte. On constate que le reste ne bouge pas de lui-même.

L'idée : Masque de nouvelle génération

Des exigences nouvelles vont voir le jour, parmi celles-ci l’aspiration à une protection réelle contre les nuisances aérologiques est sans doute la plus évidente.

Or, les masques faits maison et les masques barrières sont principalement conçus pour protéger depuis la bouche vers l’extérieur. Seuls les masques filtrants font le travail dans les deux sens. Si le grand public, ce qui sera encouragé, prend l’habitude de porter un masque dans les circonstances conseillées, nous assisterons à une explosion de demande pour des filtres efficaces.

La période que nous vivons nous conduit à poser la question suivante : comment faire entrer cet objet devenu indispensable dans une logique de valeur ajoutée sanitaire pour les utilisateurs, de pertinence économique pour les industriels locaux et de fonctionnalités  avancées pour toutes les catégories d’usagers ?
Si possible en supprimant les affres des pénuries et des désordres dans le stockage, la distribution, l’utilisation, la collecte et le recyclage ?

Le concept de masque de Biomesure dont nous proposons les grandes lignes est une réponse privilégiant la protection de la ressource médicale tout en la renforçant de fonctions innovantes permettant de le faire entrer dans l’ère de l’E-santé.

Il devra combiner les avantages suivants :

  • Offrir une excellente protection
  • Ne pas être exposé aux risques de pénuries
  • S’adapter à tous, soignants, patients, collecteurs et grand public
  • Personnalisable et confortable
  • Renouvelable simplement
  • Devenir à terme une source d’information.
  • Rassurer l’utilisateur ainsi que ceux qu’il croise
  • Être d’un usage simple
  • Offrir un meilleur coût d’exploitation
  • Gérable en stock dans de meilleures conditions
  • Simplifier le recyclage des parties consommables
  • Proposer une gamme d’accessoires utiles
  • Rester fonctionnel quand plus rien ne marche

Composition

Il est composé de trois parties : le mufle, la cassette et le filtre.
Le mufle est en principalement en dur, il sert de bouclier aux projections et de réceptacle au filtre. Un bourrelet souple permet de le rendre confortable et ergonomique.
La cassette permet d’insérer une matière filtrante de haute performances, issues des matériaux des masques médicaux ou assemblée suivant les normes ou spécifications en vigueur.
Un filtre, ou pose, correspond à l’utilisation d’un masque classique : 3 à 4 heures avant remplacement (et nettoyage), mais n’utilise qu’une fraction de sa matière première.
Les filtres sont proposables en plusieurs qualités et usages, ils ne sont pas contingentés à la seule application Covid-19.

Le MdB 3 Mono-Pose est un objet personnel et durable.

Il est léger, environ 80 grammes.
Son nettoyage se fait au désinfectant classique, il supporte les UV et les Micro-ondes.
Responsabilisant, il résout le problème de pénurie de matières premières tout en ouvrant les perspectives de masques modernes, personnels et connectés (avec capteurs intégrés).
Un masque permanent professionnel pour les personnes exposées.
Protection frontale, respiration latérale, anti- projections
Avantages pour les pros ... et les autres

L'ère de la transition

Que peut on dire de bien sur les masques barrières ?

A l’exception notable de leur apport indéniable pour la protection des citoyens potentiellement contaminés, ce qui est leur rôle premier, nous n’avons entendu à leur sujet, depuis des mois, que des récriminations sans fins.

Politiques, journalistes, médecins, transporteurs, intendants, soignants, commerçants, clients, sont unanimes : quelque chose ne va pas dans le royaume des masques. 
Une révolution s’impose donc. Ou plutôt une grande évolution, car il serait contre-productif de rejeter l’objet en lui-même sous prétexte des graves problèmes qu’il rencontre ou qu’il pose.

Le masque chirurgical est devenu, sans doute injustement, l’emblème de tout ce qui ne va pas dans notre monde : il est une pollution économique autant que physique, un produit sans valeur quand il est là et la convoitise de toutes les spéculations, quand il manque. 
Il a muté d’outil manifeste du sérieux médical en symbole de l’impréparation des services publics, de la panique sur les marchés, de la surproduction douteuse, de la mondialisation maladive, de l’injuste taxe sur la santé !
C’est beaucoup pour un rectangle composé de tissus artificiels, de plastiques et d’élastiques.

Son destin est frappant, passé en quelques mois du statut de denrée merveilleuse, d’objet rare que l’on offrait comme un don de sang et de soi, au vague déchet souillé et chiffonné qui engorge les caniveaux et sature les incinérateurs des déchetteries. Il en est ainsi des objets remplaçables, ils n’ont pas d’autre valeur que celle de leur usage éphémère ni d’autre destinée que de manquer cruellement, un temps, pour être conduit au pilon après quelques semaines ou mois.
Avec les masques barrières, ce sont des collections de mauvaises habitudes qui ont télescopé l’histoire en cours de la pandémie, à tel point que les nombreuses questions les concernant sont devenues aussi importantes, médiatiquement, que les combats contre le virus ou les disputes d’experts sur l’opportunité ou non de déclarer un traitement comme une aubaine, sans oublier de s’assommer à grands coups d’études statistiques controversées.

Quelle ambiance pour une chambre de malades ! Et pourtant, il n’y aurait pas dû y avoir de sujet.

Filtres en formes.

Quand on songe, en une seconde de pure nostalgie, à quel point l’on a vanté depuis la nuit des temps les qualités de l’air frais, dont un bol, grand et bon, suffisait, disait-on, à se requinquer des malheurs du corps et de l’âme et que tristement, voici venir l’époque où nous devrons nous en méfier, presque nous en cacher… Nous ne pouvons alors qu’exhaler un long soupir
Ce petit souffle triste passera de plus en plus souvent par une matière adaptée, créant une barrière poreuse entre l’atmosphère et nous.

Nous n’en sommes pas encore dans la situation la plus critique (après la disparition de toute respirabilité), qui exigera que nous reconditionnions l’air, avant toute tentative de respiration.
Constatons pourtant que nous avons franchi une étape, celle de l’acceptation que, comme l’eau, le feu et la terre, l’air peut parfaitement nous être nuisible. Cette situation n’est heureusement que provisoire, car elle est provoquée par l’existence d’un virus. Ce n’est pas comme si la Planète n’en pouvait plus des émanations toxiques, des dérèglements de tous ordres et des modifications chimiques de notre environnement.

L’être humain n’est pas anaérobique et n’a plus de branchies. Aussi, nous allons devoir reconsidérer l’air comme étant l’élément premier, celui qui nous autorise à profiter des autres. Et pour profiter de lui pleinement, il nous faut nous habituer à le filtrer, via un petit morceau de matière adaptée.

Dans l’immédiat, nous allons nous intéresser aux dimensions, plutôt qu’à la composition des filtres, un aspect terriblement important, sur lequel nous reviendrons longuement par la suite.

Du masque au filtre.

Nous l’aurons compris, les masques actuels souffrent de nombreux maux mais en résolvent un, d’importance.
Comment allons-nous profiter de ce qu’ils ont de bon en réduisant, le plus possible, ce qu’ils ont de mauvais, d’ici la prochaine ?

Nous l’avons indiqué, nous pensons qu’il faut les réduire à leur portion utile. Ce qui revient à préciser que non, nous ne sommes pas obstinément favorables à un embargo sur les masques utilisant du PE, mais pour un plan à moyen terme le remplaçant par des composés plus favorables.
Nous proposons une transition entre le masque actuel, entièrement fait de filtre, vers un filtre aux dimensions plus vertueuses. Mais pas seulement, car cette simple mesure ne résout pas tout.

Passons au masque à filtre, pour des raisons pratiques, environnementales et économiques !
Et profitons-en pour créer de meilleurs filtres, plus utiles, plus diversifiés, plus adaptés aux défis d’envergure de notre époque, plus informatifs aussi.
Il nous faut renoncer à acheter, en nombres gargantuesques, des masques traditionnels, pour un grand nombre de raisons déjà exposées.

Ce type de course au nombre, sans réflexion sur la qualité ne mène qu’aux déceptions. Nous devons nous sevrer du masque plastique, sans nous exposer à de nouvelles pénuries, en tenant compte de certaines réalités.

Du masque au Néocapteur®

Pour celles et ceux qui n’auraient pas lu, cela arrive encore, nos ouvrages précédents sur la Biomesure, (ils sont toujours en vente) nous allons rappeler en quelques mots de quoi il s’agit.

La Biomesure est la conjonction de plusieurs grandes tendances de notre époque : l’Internet et plus précisément les communications qu’il supporte, la miniaturisation de l’électronique, l’intérêt de plus en plus marqué pour la biologie, pour nous, les plantes, les animaux, l’environnement, bref tout de qui vie.

Ce qui nous donne une opportunité, la Biomesure, de faire entrer la science dans les poches, dans les esprits et dans les pratiques. Dans l’ère de l’optimisation, nous pouvons et nous devons mesurer le plus de choses possible, pour les comprendre, les gérer et si possible les embellir.
Qu’il s’agisse de e-Santé, de sécurité globale, d’analyse des consommations, d’observation naturelle, de loisirs et de mode de vie, tout est concerné.
Et pour cela il nous faut des informations, c’est à ce moment exact que nous nous tournons vers les capteurs, ces superbes interfaces entre le vivant et l’informatique.

La Biomesure se passionne pour l’irruption de capteurs de plus en plus complets et performants dans notre existence et plus précisément à ceux qui, s’échappant des laboratoires, nous permettent de tout saisir, ou presque, depuis notre rythme cardiaque à l’effort jusqu’à la qualité d’un mets, en passant par la présence de particules dans l’air ou dans l’eau.

Nous avons donc défini un terme résumant la tendance, les Néocapteurs®.
Ils allient l'intelligence et la pertinence dans des formats de plus en plus petits. Ce sont les si pratiques successeurs modernes de nombreux matériels de laboratoires. Inventions et innovations ou nouvelles interprétations d’outils bien connus, les Néocapteurs® ont fait évoluer les capteurs, du stade de composants à celui de sous-ensembles polyvalents, objets connectables homogènes.