Place des masques à filtres

Ceux qui pensent toujours que le monde se divise en deux sont souvent taxés d’être simplistes, mais il se trouve que pour cette fois nous allons commencer ainsi.

Pour les masques barrières, nous observons que l’offre se divise en deux : Celui des masques en filtres. Celui des masques à filtres.
Les premiers sont produits intégralement avec la même matière filtrante. Les seconds sont produits pour utiliser la partie utile de la matière en question.
Les premiers sont des objets jetables, à plus ou moins long terme, les seconds sont des outils personnels utilisant un filtre comme un consommable.
Bien sûr, tout n’est pas si simple, car parmi les côtés positifs des épreuves actuelles, outre le renouveau de reconnaissance et de considération que le secteur médical méritait, nous trouvons la remise en cause de quelques pratiques préalablement considérées comme immuables.

En particulier la chaine d’approvisionnement des masques de protection, un sujet qui est devenu non seulement intéressant tel quel, mais potentiellement porteur de progrès.
Quel que soit notre métier, notre formation, notre passé, nous allons toutes et tous avoir un point commun en plus, nous devrons, sans doute longtemps, porter des masques.

Quel que soit votre métier, votre formation, votre passé, si vous avez quelque chose à dire, à imaginer ou à entreprendre pour que ce domaine évolue, nous souhaitons vous offrir un espace de réflexion et d’action.

Drôle de nom ?

On aurait pu appeler cela une confrérie, mais alors pourquoi pas une sororité, une communauté, mais alors pourquoi pas une ligue, une union, mais alors pourquoi pas un syndicat ?
Quitte à parler de syndicat, le terme de gang nous est incorrectement venu à l’esprit, puis celui de bande, bobine, bobineau, des mots explicités et peu adéquats pour définir un regroupement d’individus, d’entreprises, d’associations et d’organismes publics ou privés.

Une fondation serait le terme parfait à condition que cela suive juridiquement, ce qui n’est pas le cas, ni un GIE, Groupement d’Intérêts Economiques, car les non lucratifs sont les bienvenus. Une Entente ? Mal vécu à notre époque, même s’il y a beaucoup à chercher dans ce sens. 
Agora ou Forum, des mots si utilisés de nos jours que l’on en oublie un peu les réalités anciennes et indignes. L’Agora était réservée aux citoyens, qui pouvaient être accompagnés de leurs chiens, mais les femmes, les étrangers et les esclaves en étaient exclus.

Dans les forums Romains, on vendait de tout on parlait de tout, on intriguait sur tout. La réputation de ce grand rectangle n’était pas parfaite, des gens s’y sont fait assassiner à coups de glaives, de claviers de nos jours. Pour un mouvement qui se veut constructif et pacifique, dont l’objectif est plutôt de rendre service au plus grand nombre possible, cela n’était franchement pas possible. 
Alors, comme il ne pouvait pas non plus être question de marché ou de bourse, la « bourse du masque » cela aurait été une source de plaisanteries sans fin, nous nous sommes sentis poussé à en finir en utilisant le terme le plus simple et le plus beau.

Qui en fait partie ?

Celles et ceux qui le souhaitent. Elle réunit, virtuellement dans l’immédiat celles et ceux qui pensent que le filtre est l’avenir du masque, ou plus simplement écrit, que l’on n’a pas vraiment besoin de faire un masque entièrement avec la matière filtrante, même si cela a semblé longtemps plus pratique que de séparer l’aspect masque, dont la fonction est la protection du visage et l’aspect filtrage, dont la vocation est de traiter l’air aspiré.

Il y a plein de bonnes raisons pour aller à l’encontre du raisonnement basique qui fait du masque de protection un banal truc coupé et cousu ou moulé en forme à partir d’une matière unique, synthétique la plupart du temps.

Comment postuler ?

Nous avons même écrit un petit ouvrage sur le sujet, énonçant les méfaits induits par cette forme d’habitude tant sur le plan économique que sur les aspects scientifiques. Cela éveille des sentiments ? Depuis la vague impression que quelque chose ne va pas dans les offres actuelles jusqu’à la passion dévorante de révolutionner le secteur, c’est que nous avons beaucoup en commun et que bonne nouvelle, nous ne sommes pas seuls.
Donc, si vous croyez que les masques actuels sont imparfaits, qu’il faut réfléchir à les améliorer, tenter de trouver d’autres solutions, développer vos idées sur ces sujets, promouvoir des réalisations en cours ou futures, en un mot participer au développement des masques à filtre, alors, bienvenue !

Pour vous inscire, c'est ici : Places des Biomesures

 

Qu’y fait-on ?

Des masques à filtre ! Il y en a de tous types et de nombreuses formes, mais, ils ont en commun d’être issus de la même réflexion : pour protéger les bronches de leurs porteuses et de leurs porteurs, il n’est pas indispensable de poser un filtre sur les joues ou le menton, mais bien devant la bouche et les narines. 
Sur la Place nous allons donc mener cette réflexion aussi loin de possible pour proposer des solutions aux problèmes qui se posent aujourd’hui et demain pour le remplacement des masques barrières d’antan par des productions plus appropriées sur tous les plans, depuis la qualité de la protection jusqu’à la distribution en passant par l’analyse des matériaux et des ressources et par le financement.

Nous allons aussi chercher à développer des synergies pour aboutir à une offre de gamme, depuis les masques standardisés jusqu’au modèles sur mesure et enfin ceux qui se transformeront en outils scientifiques et en objets connectés.