Nécessités

Plus qu'un bouleversement.

Les Biomesures, telles que nous les voyons se développer, forment une tendance consistante. Elles ont de bonnes chances de renouveler l’image que nous avons de nous-mêmes et de notre civilisation.

Vaste horizon ? Ambition démesurée ou simple impression de l’inéluctabilité ?

Dans l’immédiat, contentons-nous d’en esquisser les contours visibles, les composantes indispensables, les applications prévisibles, en extrapolant un peu, car l’imagination est un puissant moteur. Les Biomesures deviendront-elles une simple surcouche technologique ou le point de passage vers quelque chose de véritablement différent ?

Sont-elles les prémices de la grande évolution, dans une époque qui se prête aux changements drastiques ?

Regardons quelques siècles en arrière et observons le passage de différentes ères de développements, parfois de reculs, de nos connaissances. Depuis près de deux siècles et demi, nous vivons une période d’accélération des progrès technologiques, considérée comme sans précédente.

Elle a bâti la société industrielle avec son lot de productions et de consommations matérielles. Elle s’est poursuivie par le règne des transports révolutionnant les échanges. Elle s’est complétée par les besoins en calcul qui ouvrirent la porte à l’informatique. Et celle-ci se généralisant, fut vite assimilée dans l’ère numérique.

Par motivation ou par conséquence, la partie biologique ne fut pas en reste. L’hygiène, les soins, la santé, l’agriculture, la nutrition, le confort de vie, ont connu des avancées tout aussi remarquables, bien que souvent mal réparties.

 

Une singularité.

Le fait est là : nous ne sommes que rarement éloignés de plus d’une longueur de bras d’un ordinateur, petit ou grand. Il nous permet d’accéder à un nombre quasi incalculable de fonctions pour le travail, la vie courante, l’acquisition de biens et de services, le jeu, l’intellect.

Partie importante de la vie d’un grand nombre de nos contemporains, Internet est loin d’être virtuel, il constitue le jeu d’outils quotidien. Et ceux qui en disposent et l’utilisent, l’apprécient au point d’en redemander.

En admettant que la civilisation continue à se développer, les êtres humains se partageant la Planète ont, auront, ou devront avoir accès à la connaissance, aux services fonctionnels, à la communication et aux progrès que nous confère le support des échanges universels.

Ce qui implique que nous rendions Internet disponible partout et pour tous, à des coûts accessibles. Le déployer devrait logiquement nous lier en une grande famille terrienne, ou au moins en sorte de village mondial.

Magnifique ! A ceci près que comme dans les familles et les voisinages, si la proximité permet de résoudre les conflits, la promiscuité tend à les exacerber.

Nous pourrions disserter longuement et dans l’indécision sur le bien-fondé de cette évolution, sa pertinence, la justice et les injustices qu’elle génère, au point de mettre en cause l’existence même du Web. Ce serait passionnant et paradoxal dans un ouvrage consacré à sa révolution.

Comme nous sommes enthousiastes et non béats devant les grandes bases de données, les réseaux à hautes vitesses, les serveurs à mémoire flash, l’HTML 5, la vidéo en streaming, les conférences virtuelles et autres applications fascinantes, nous n’allons pas faire durer le suspense.

Oui, l’Internet est une chance fabuleuse et un cloaque épouvantable et non, il ne va pas arrêter de s’étendre et de se compléter. Il va concrétiser les grandes tendances, à la croisée des possibilités technologiques et des aspirations de ses usagers.

Et qu’elle est la super-méga méta tendance à effet immédiat ?