Vivre en mesures.

Mesurer, comprendre, savoir ?

Ouvrons une page technologie, société ou innovation d’un grand média et nous verrons décrite une nouvelle proposition concrète de connexion, allant de la gadgetisation la plus loufoque aux applications les plus sérieuses, dans une ambiance de course précipitée au « Netwashing » ou à « l’internetisation » à outrance.

En parallèle, de nombreuses populations requièrent, parfois avec virulence, la mise à leur disposition de moyens de qualification et de vérification d’actes de consommations et de leurs conséquences.

Le dilemme, en créant les outils de mesure et de réponse, serait de passer de la sourde inquiétude de ne pas être informés à celle de constater que tout est pollué, truqué, détérioré, mensonger… Avec la consolation de l’établir scientifiquement.

A contrario, le succès d’une telle offre pourrait être le signe d’une volonté collective de participer positivement au redémarrage du perfectionnement technologique continu, une sorte de Kaizen mondialisé. 

Une pensée positive qui nous amène à préconiser de meilleures et plus fréquentes mesures et vérifications des qualités de ce qui nous entoure, air, eau, terre, feu, et tous leurs dérivés naturels ou fabriqués.

La mauvaise nouvelle est que l’afflux de technologies innovantes pourrait bien rendre encore plus confuse la vie d’un grand nombre de personnes, celles qui seront trop en avance ou trop en retard.

La bonne nouvelle est que du fait de sa nature, ausculter le réel pour le rendre mieux connu, la Biomesure porte les valeurs rectificatives de ses potentiels excès et propres égarements.

Aucune technologie ne peut tout résoudre, aucune percée technique, même porteuse de solutions, n’opère sans son lot de doutes et d’erreurs.

 

C’est bien comme programme.

Ce ne sera pas différent cette fois à ceci près : dans ce que nous imaginons devenir les Biomesures, une part des améliorations attendues se consacrera à observer au plus près les conséquences des nombreux désastres individuels et collectifs que nous devons aux avancées technologiques précédentes.

Calamités dont nous avions profité sans en maîtriser les inconvénients, une attitude qui nous place dans une position ambiguë vis-à-vis des nouvelles technologies d’aujourd’hui.

Elles devront faire d’une pierre deux coups, apporter des progrès sensibles en connaissances de l’existant et mesurer les effets, espérons positifs, des correctifs destinés à inverser certaines erreurs du passé.

Il est indispensable qu’émerge au plus vite une technologique de la déontologie, de l’attention à soi-même, à autrui, aux autres et à l’ensemble de ce qui vit.

Ce qui s’applique à l’exemple banal de la détection d’alcool va devoir se vérifier dans de grands domaines d’applications.

  •                 La santé, préventive et curative.
  •                 L’environnement, proche et étendu.
  •                 La sécurité, personnelle et collective.
  •                 Les soins de confort ou de maintenance.
  •                 La sûreté, individuelle ou sociétale.