Web 5

Dans le monde des objets connectés

Entreprenons donc sans attendre, de parler de la phase qui va nous passionner et nous transformer à telle enseigne que nous pouvons déjà la nommer Web 5.0, ou mieux encore, "l’Internet des Capteurs" ! Le temps que vous lisiez cette page, en serons-nous à la 6.0, l’Internet des cellules, juste avant la 7.0 qui connectera les cerveaux ?

Pourquoi pas, notre quête n’est-elle pas l’infiniment complexe ? À force de détailler, nous finirons par être à court de vocabulaire, ou pire, à saturer le réseau. Ce n’est pas grave, nous allons détourner et inventer de nouveaux phonèmes, des acronymes joyeux, augmenter encore et encore les capacités de stockage, les vitesses d’accès, les débits des fibres, les performances de l’IP V7, V8… V12.

Ce sera merveilleux !

Ou incompréhensible, ardu est l’avenir à voir, toujours changeant. Ce petit problème technico-philosophique résolu, concentrons-nous sur l’évolution, l’histoire avance. Que constatons-nous ? Que chaque génération d’Internet n’en est pas toujours une.

Beaucoup de technologies communes

Relever massivement des informations biologiques, c’est nouveau ?

Jusqu’à présent, les données, quelles que soient leurs provenances, environnement, équipements ou personnes, étaient saisies par des outils de macromesures : des stations, des collecteurs, des satellites pour l’environnement ou des matériels encombrants et spécialisés, pour la santé, les soins ou la sécurité.

La direction générale du perfectionnement matérialiste que nous entrevoyons propose l’accès des sciences et technologies au plus près de l’utilisateur.

Que nous fallait-il attendre avant de disposer de ces avancées ? Pas mal de choses, qui se mettent en place depuis des années et pour lister les principales :

  • Combiner la science des matériaux et celle de la perception fine des changements d’états physiques.
  • La génétique appliquée à la détection, le changement d’échelle des moyens d’observation,
  • Les terres rares, les nanotechnologies.
  • L’amélioration des performances des accumulateurs, batteries et condensateurs dans des proportions spectaculaires.
  • L’installation des réseaux en radio fréquences, la popularisation des smartphones.
  • La généralisation des accès à l’internet et des capacités de traitement de masse.
  • Le Big Data, stockages, classement, recherches.
  • La robotique, micromoteurs, commandes et autonomies.
  • Dernier mais non le moindre, la cryptologie généralisée.

Cette petite liste ressemble à celles établies il y a une dizaine d’années par des gouvernements, afin de développer les technologies dites de rupture, celles qu’il fallait impérativement acquérir pour augmenter les avantages stratégiques.

La plupart de ces technologies sont récentes, toutes sont en plein développement et quelques-unes ont, ou vont bientôt, délivrer des innovations remarquables.

Citons les générations de mémoires Nand®, à l’architecture dite 3d Xpoint®, qui vont permettre de multiplier par 100, ou 1000, les capacités de stockages sur supports inertes, tout en pulvérisant les vitesses d’accès.

Leur commercialisation eut lieu courant 2016. Intel® & Micron® firent alors faire un bond à quelques dispositifs clefs, les serveurs statiques, moins énergivores.

Ce n’est donc pas un hasard si de nombreux laboratoires publient des annonces fracassantes dans leurs secteurs de recherches fondamentales. Les chercheurs livrent les premiers résultats de leurs efforts et tentent de réconforter leurs investisseurs, qu’ils soient gouvernementaux ou privés.

Les éléments se mettent en place pour nous permettre d’élaborer des usages et des applications qui apparaissaient, il y a encore quelques années, comme les perspectives brumeuses d’une hypothétique époque futuriste.

Pourtant, une bonne part des techniques employées sont anciennes, ancestrales même, à commencer par celles qui président à l’élaboration des capteurs.

 

 

L’ado câblé bon teint dispose de la puissance de calcul du porte avion USS Nimitz, après sa première refonte !